15 avr. 2017

Jean-Luc Mélenchon, « scélérat » utile de l’islamisme, par Yves Mamou

Curieux personnage que ce Mélenchon. Il considère que la burqa est un « accoutrement obscène » qui porte « atteinte à la dignité de la personne humaine », mais pas question de réprimer : il ne faut pas « donner dans la surenchère pénale ». « Cette violation devrait relever plutôt de la contravention que du délit ». 

En 2012, Mélenchon refuse de « politiser » les meurtres de Mohamed Merah contre une école juive et des soldats français de toutes confessions. « Ce type n’est rien, c’est un criminel sanglant, un crétin (…) N'acceptons pas une seconde de politiser ce que raconte cet idiot ». En 2015, il regrettera à nouveau qu’en 2012, « l’affaire Merah (ait) effacé du tableau toutes les questions sociales, culturelles, écologiques que j’étais parvenu à introduire dans la campagne. Tout a été ramené à un conflit religieux et ethniciste . »

En 2014, quand des centaines de manifestants pro-Gaza attaquent les synagogues de la rue des Tournelles, de la rue de la Roquette à Paris et une autre à Sarcelles, il déclare « qui peut croire sérieusement qu'à part une poignée d'énergumènes, il y aurait en France, dans la protestation contre Gaza, de l'antisémitisme . » 

En janvier 2015, il s’est rendu sur les lieux de l’assassinat de l’équipe de Charlie Hebdo, mais ne stigmatise pas les tueurs, ni leur idéologie. Il entonne le même couplet chrétien que François Hollande : « il faut se serrer les coudes. C’est la force humaine qui va nous permettre de vaincre ce que ces gens essaient de faire ».

Le 17 novembre 2015, après les attentats du Bataclan-Stade de France, toujours pas un mot contre l’islamisme meurtrier de l’Etat islamique. Il a certes la conviction que c’est « le sentiment d‘appartenance à une chose commune, notre Patrie républicaine (qui) est en danger », et s’il estime qu’un discours de fermeté est nécessaire, « point n’est besoin d’en rajouter ». Dans la même interview aux Inrocks, il compare l’ère du terrorisme à l’ère du sida : « une forme nouvelle d’angoisse est entrée dans une société qui n’imaginait pas que ce type de problème puisse exister ». On meurt donc d’une bombe qui explose comme on meurt d’un virus et personne n’est réellement responsable. 

Le 25 novembre 2015, intervenant au Parlement européen de Strasbourg, il affirmera que « l’islam n’est pas plus impliqué dans cette affaire (le terrorisme) que n’importe quelle autre croyance ». La faute en revient bien sûr au capitalisme : « le fondamentalisme religieux est le marque d’une guerre pour l’argent et par l’argent. Il faut renoncer stigmatiser la pauvreté comme source du crime… La cause du terrorisme est dans les guerres entre les puissances pour contrôler une zone du monde ou se contrôle et se produit une richesse immense. C’est la guerre qu’il faut faire cesser ». 

En avril 2016, Jean-Luc Mélenchon fait écho aux propos d’Elizabeth Badinter qui a demandé aux femmes de boycotter les marques de haute couture et de prêt à porter qui développent des lignes de vêtements pour femmes voilées. Il commence par stigmatiser « les marchands (qui) ont envahi le temple, (qui) se sont appropriés la religion musulmane pour se faire du fric », mais il termine par « les gens s'habillent comme ils veulent mais on a le droit de dire que l'on n’est pas d'accord ».

Au cours du débat, Jean-Luc Mélenchon a estimé que les hôtesses d’Air France en poste sur la nouvelle ligne Paris-Téhéran n'ont pas à porter le voile à leur descente d’avion -– « Les Français sont libres et appartiennent à un État laïc. Les Français ne s'abaissent pas » --, mais il se refuse à porter un jugement politique sur l’obligation que les ayatollahs font aux femmes iraniennes de porter le voile. Cette contrainte politique n’est pour lui qu’une « disposition » résultant de « mœurs étranges ».

Le 25 août 2016, Jean-Luc Mélenchon frappera encore plus fort. En pleine affaire du burkini de Nice il gazouille sur Twitter : « dans notre pays, on a persécuté les juifs, puis les protestants et aujourd'hui les musulmans. La solution, c'est la laïcité ». L’incapacité de Mélenchon à extirper l’islam tapageur et assassin de son statut de victime fera dire à l’avocat Gilles-William Goldnadel : « après le massacre d'enfants juifs à Toulouse, après le Bataclan, après l'Hypercasher, après Nice, après Rouen et autres drames sanglants, le martyre musulman ne m'avait pas frappé . » 

Incapable d’énoncer cette vérité simple que les musulmans ne sont pas des victimes et que les bourreaux se recrutent dans leurs rangs, Jean-Luc Mélenchon en arrive à offenser les victimes –- les vraies, celles qui ont laissé la vie sur le champ des attaques terroristes. Stéphane Lacombe, directeur adjoint de l'Association Française des Victimes du Terrorisme (AFVT) n’a ainsi pas supporté que, le 14 janvier 2016, sur RTL, Jean-Luc Mélenchon évoque le terrorisme comme un « amusement public ». « Vous avez accompli un double-exploit : nier le terrorisme djihadiste que vous présentez comme un " amusement public " et traîner dans la boue les victimes du terrorisme quelques semaines après l’attentat le plus meurtrier de notre histoire ». Stéphane Lacombe termine sa tribune en affirmant que Mélenchon est un « scélérat ».

Partisan déclaré de l’islam, Mélenchon s’est cru obligé de multiplier les déclarations antijuives. Le 26 août 2014 en clôture de l’université d’été du Parti de gauche , il déclare : « Nous ne croyons pas à un peuple supérieur aux autres. » Là, il veut parler du peuple d’Israël, et il continue ce 26 août 2014 en déclarant : « Si nous avons quelque chose à dénoncer c’est ceux de nos compatriotes [juifs] qui ont crû, bien inspirés, d’aller manifester devant l’ambassade d’un pays étranger ou d’aller servir sous ses couleurs les armes à la main. » Mélenchon qui n’a jamais dénoncé les djihadistes qui partent rejoindre l’Etat islamique en Syrie et reviennent ensuite assassiner leurs compatriotes oublie que, si de jeunes Français émigrent en Israël, ce n’est qu’après avoir acquis la nationalité israélienne et n’ont jamais eu pour objectif de combattre l’armée française, ni de revenir en France pour assassiner leurs compatriotes. 



Antisémite Mélenchon ? Nenni. Dans ce même discours programmatique d’août 2014, il s’en prend au CRIF en affirmant : « Je voudrais dire au CRIF que cela commence à bien faire. Les balayages avec le rayon paralysant qui consiste à traiter tout le monde d’antisémite dès qu’on a l’audace de critiquer l’action d’un gouvernement. C’est insupportable. Nous en avons assez. La République, c’est le contraire des communautés agressives qui font la leçon au reste du pays. », a-t-il conclu. Personne, dans la salle qui applaudissait à tout rompre, n’a rappelé à Jean-Luc Mélenchon que la « communauté agressive » pleurait 9 Juifs assassinés en France en quelques années, que ses synagogues et ses écoles vivaient sous la protection constante de l’armée française et qu’elle incarnait depuis 17 ans plus de 50% de toutes les attaques racistes en France".





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