28 juin 2017

Un reportage au 20h de TF1 sur Sarah Halimi, par Noémie Halioua

[NdA : Grâce à l'information parue sur la fâcheuse sphère, Arte a dû se fendre d'une piteuse -- mais bien trop tardive (23 heures, il ne faudrait surtout pas que les spectateurs aient une idée trop précise et documentée de la haine antijuive du monde arabo-musulman ni de celle de l'Europe envers l'Etat hébreu) -- diffusion du reportage qu’elle avait jugé utile de censurer.

Il semble que la leçon ait porté puisque TF1 ouvre enfin le dossier sur cet assassinat. Gageons cependant que cet aspect criminel sera seul évoqué, à l'exclusion du scandale que constitue le veule silence des pouvoirs (?!) publics et celui d'une presse peu empressée à " investiguer ". 

Monsieur Edwy Plenel (et de nombreux autres), un commentaire ? Non ? Comme c'est bizarre.]
 



Ce soir, le bulletin d’information de la plus ancienne chaîne de télévision française diffusera (enfin !) un reportage au sujet de cette femme juive battue et défenestrée aux cris d’ « Allah ou-Akbar », le 4 avril dernier. 

Trois mois après le meurtre de Sarah Halimi, les grands médias généralistes s’emparent enfin de ce scandale qui s’est déroulé pendant la campagne présidentielle. En effet, un reportage au sujet de Sarah Halimi sera diffusé ce soir lors du 20h sur TF1. 

Lors de cette séquence, le frère de Sarah Halimi, William Attal, s’exprimera à visage caché. Les deux avocats de la famille, Me Buchinger et Me Goldnadel, expliqueront leurs revendications et commenteront la récente décision de porter plainte contre les agents présents dans l’immeuble lors du meurtre pour « non-assistance à personne en danger ». 

Pour rappel, cette française de confession juive, âgée de 65 ans, mère de trois enfants et retraitée, a été torturée à son domicile aux cris d’ « Allah ou-akbar » puis défenestrée. L’autopsie révélera plus d’une vingtaine de fractures sur son corps et son visage. Son agresseur, Kobili Traoré, 27 ans, est un voisin. Tandis qu’il s’acharne sur Sarah Halimi, il la qualifie de « Sheitan » (démon en arabe), déclame des sourates du Coran et crie « Allah akbar» plus d’une dizaine de fois.

Islam : le dangereux discours de la Mosquée de Paris, par Aurélien Marq

Dalil Boubakeur et le mépris des autres religions.

On sait que plusieurs instances prétendument représentatives de « l’islam de France » sont de ferventes adeptes du double discours, à l’image du CFCM. On sait moins que la Grande Mosquée de Paris et son célèbre recteur Dalil Boubakeur sont hélas aussi de ceux pour qui le respect de l’autre n’est qu’une façade.

Les Juifs auraient sciemment falsifié les textes sacrés pour usurper une place qui ne devrait pas leur revenir.

Sur le site internet de la Grande Mosquée, on trouve toutes sortes d’articles se proposant d’expliquer ce que sont l’islam, sa foi et ses croyances. Ces textes sont, dans l’ensemble, écrits dans un très bon français, ce qui permet de supposer que les mots employés n’ont pas été choisis par hasard.

Mépris des autres religions

 

Or, on y trouve des affirmations qui laissent pantois, et se distinguent par un mépris affiché envers les autres religions, et une troublante vindicte à l’égard du judaïsme en particulier.

Les Palestiniens invitent à l’Onu mais personne n’est venu, par David Sebban

Les Palestiniens avaient fait les choses en grand. Ils avaient réservé l’une des plus grandes salles du bâtiment des Nations-Unies à New-York. Objectif affiché : réunir le plus grand nombre de diplomates et de ministres pour un colloque. Le thème annoncé ne laissait planer aucun doute : « 50 ans d’occupation ».

The times, they are a-changing...
Israël cloué au pilori à l’Onu. Les représentants palestiniens s’étaient habitués à voir « l’entité sioniste » condamnée jour après jour par l’institution internationale. Alors pensez-vous ! Un simple colloque…

Pourtant, malgré les centaines d’invitations lancées aux ministres des Affaires étrangères occidentaux, aucun n’a daigné se présenter le jour venu. Pire, certains ont même fait savoir par voie de presse qu’ils refusaient de s’y rendre. On a vu mieux en matière de communication.

Devant le peu de succès de ce colloque, les organisateurs ont même un temps, pensé l’annuler ou le reporter. Mais la gifle aurait été trop grande. C’est donc un colloque « élargi au public » qui a été proposé. Aucune personnalité diplomatique occidentale n’a montré le bout de son nez, hormis quelques délégués de pays arabes.

Un vent nouveau à l’Onu

Cet échec intervient au moment où de nombreux pays européens (Suisse Danemark, Norvège), reconsidèrent, voire annulent, leurs aides octroyées à des ONG basées à Ramallah, qu’ils soupçonnent d’attiser la haine.

Dany Danon, l’ambassadeur israélien aux Nations-Unies explique que ses services ont travaillé d’arrache-pied, afin de dissuader les chefs de la Diplomatie de se rendre à ce colloque. « Je suis heureux de constater que nos efforts ont payé », a-t-il affirmé ajoutant : « un vent nouveau souffle sur l’Onu. Vous verrez qu’à moyen terme, cela se vérifiera également dans les votes à l’Assemblée générale mais aussi au Conseil de sécurité ».

Georges Bensoussan " Pourquoi faire croire que Juifs et Arabes ont vécu une idylle jadis ? "


Y a-t-il eu une idylle, une cohabitation harmonieuse entre Juifs et Arabes dans le monde arabe ? La question est délicate. Dans son dernier livre " Les Juifs du monde arabe. La question interdite ", l'historien français Georges Bensoussan rejette le " gauchisme culturel " qui consiste à faire croire qu'il y eut jadis un idylle. 

" Aujourd'hui, pourquoi cherche-t-on, dans certains milieux, à travestir la vérité? A nous faire croire que Juifs et Arabes vivaient globalement en bonne entente et que le colonialisme d'une part, le sionisme d'autre part ont terni cette idylle ? ", s'interroge l'historien dans Au bout du jour. Avant de répondre lui-même : " C'est pour nous faire croire sur le fond que ce qui a été possible jadis, est possible aujourd'hui en Europe ". 

" L'idée d'une lune de miel entre juifs et arabes avant l'Etat d'Israël est une mythologie ", souligne Georges Bensoussan. " Dès qu'elles l'ont pu, la quasi totalité des communautés juives du monde arabe ont fui ! " Pourtant, il y eut des conseillers juifs auprès des rois du Maroc, Hassan II et Mohammed VI, mais ils étaient " l'arbre qui cache la forêt ", nuance-t-il. " Des 250.000 juifs du Maroc qu'il y avait à l'époque, il n'en reste que 3.000 aujourd'hui ".
Écoutez l'interview accordée par Georges Bensoussan à Eddy Caekelberghs :

 https://rtbf-pod.l3.freecaster.net/rod/rtbf/geo/open/5/5FRN12x5XV.mp3