30 juin 2017

« 50 ans d’occupation » : la vidéo de propagande du Monde contre Israël, par InfoEquitable

[NdA : Le journal Le Monde propose à ses lecteurs le Décodex, un moteur permettant de vérifier la fiabilité des sites d’information. Belle initiative, mais cet outil de vérification de l’information devrait, avant tout et en premier lieu, vérifier la véracité et la partialité de certaines informations parues dans cet organe de presse sur le conflit israélo-arabe.]
 
A l’occasion des 50 ans de la guerre des Six-Jours, Le Monde a sorti un dossier intitulé « Israël-Palestine, 50 ans d’occupation », sous la direction de son correspondant Piotr Smolar. En voici l’introduction :
 Le 10 juin 1967, Israël remportait une victoire éclair et spectaculaire sur les armées arabes, prenant le contrôle de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie, du plateau du Golan et de la bande de Gaza, lors de la guerre des Six-Jours. En un demi-siècle, les colonies se sont multipliées dans les territoires occupés. Avec le temps, ce régime de domination a affecté les deux sociétés, israélienne comme palestinienne. A partir du 29 mai, Le Monde publie une série d’articles à cette occasion.

Israël, régime de domination à renverser ?

C’est semble-t-il la première fois que Le Monde qualifie le système politique d’un pays de « régime de domination ». Or, là où la référence à un « régime de domination » est la plus courante, c’est dans le marxisme : elle désigne la classe bourgeoise à renverser. En d’autres termes, conscient ou non de la connotation historique de la terminologie choisie, Le Monde parle du gouvernement israélien pourtant démocratiquement élu comme d’un pouvoir à renverser. Un langage violent que le journal n’utiliserait pas pour parler de la Turquie à Chypre, de la Chine au Tibet ou… de la France dans certains territoires d’Outre-mer où sa légitimité historique est bien plus discutable que celle des Juifs dans la région où leur peuple est né.

Une guerre sortie de son contexte

Autre biais de cette présentation : l’histoire de la guerre n’a pas commencé le 10 juin 1967. Dans les semaines qui la précédèrent, les pays arabes massèrent leurs armées aux frontières d’Israël, l’Egypte bloqua l’accès vital d’Israël à la mer Rouge en fermant le détroit de Tiran et chassa les troupes de l’ONU qui devaient garantir le calme dans le Sinaï. Ne pas parler de ces préparatifs permet de présenter Israël comme un conquérant assoiffé de territoires alors que, dans les semaines qui précédèrent l’offensive israélienne, c’étaient les pays arabes qui ne faisaient pas mystère de leur intention d’envahir et éliminer Israël.

Jénine: Tsahal détruit une stèle en mémoire du « cerveau » de l’attentat de Maalot, par Shraga Blum

Le coordinateur des activités du gouvernement dans les Territoires, général Yoav Mordekhaï, a fait détruire une stèle érigée à la mémoire de Khaled Nizal, organisateur du tristement célèbre attentat de Maalot en 1974. Ce monument avait été érigé avec l’accord de l’Autorité Palestinienne, et des représentants de Mahmoud Abbas avaient participé à son inauguration.
 
Pas de plus grand honneur que d'assassiner les Juifs.

Tsahal avait déjà fait une première fois la demande à la municipalité de Jénine, qui s’y était engagée. Mais comme de coutume, il ne s’agissait que d’un subterfuge, et la stèle avait été remise en place un peu plus tard. Cette fois-ci, c’est Tsahal qui s’en est occupé directement et a détruit le monument.

Le général Yoav Mordekhaï a prévenu qu’Israël est déterminé à ne pas laisser l’incitation publique se développer dans les territoires contrôlés par l’Autorité Palestinienne. Il a dénoncé l’attitude de l’AP, du Fatah et de la municipalité de Jénine qui glorifient publiquement un terroriste qui fut à l’origine de la mort de vingt-cinq personnes dont vingt-deux enfants d’une école.

Avec une certaine naïveté, le maire de Maalot-Ta’hshi’ha, Shlomo Bohbot, avait écrit une lettre à Mahmoud Abbas: « Appeler un carrefour au nom d’un assassin sanguinaire et ériger une stèle en son souvenir porte atteinte à la sensibilité de la population et éloigne les chances de paix. Si vous souhaitez vraiment une paix sincère et toucher le coeur des Israéliens, je me tourne vers vous en vous demandant d’agir pour faire enlever ce mémorial ». On imagine aisément Mahmoud Abbas essuyer une larme à la lecture de ce message…

Ce mémorial avait particulièrement irrité le Premier ministre Binyamin Netanyahou qui en avait fait part aux Américains, surtout après que Mahmoud Abbas avait assuré au président Donald Trump à Washington « qu’il éduque sa jeunesse à la paix » ! Binyamin Netanyahou avait même menacé de faire détruire tout le carrefour par Tsahal si ce mémorial n’était pas détruit.

Une application " zone de non droit " et " risque de viols ", par Gareth Davies


[NdA : le progrès est tout aussi inexorable que la marche de l'histoire (démontrée avec brio par le catéchisme marxiste), comme en témoigne cette invention pour téléphones intelligents. 
Je me pose cependant des questions : Paris est-elle la seule ville concernée ou y a-t-il d'autres villes dangereuses -- au hasard : Cologne, Trappes, Londres, Molenbeeck, Raqqa -- ainsi répertoriées ? Les zones contrôlées par la charia sont-elles incluses dans cette application ? Est-ce être islamophobe de le demander ?]

Une application a été lancée à Paris, prévenant les gens se trouvant dans une zone de non-droit et donnant des alertes en temps réel sur les agressions sexuelles.
 
Jusqu'où accepterons-nous de descendre ?
Des dizaines de personnes ont déjà téléchargé No-Go Zone quAjouter une légendei a une note 4.3 / 5.

Les concepteurs disent que l'application est destinée à permettre aux gens de savoir s'ils sont en danger imminent. L'application vise également à donner aux gens des informations sur les endroits à éviter de la capitale.

D'autres utilisateurs peuvent signaler des crimes en direct et ils seront transmis en direct aux smartphones.
    

Métaphore, métonymie, pluriel : l’antisémitisme et le tabou musulman dans le procès de Georges Bensoussan, par Jean Szlamowicz

Dans un contexte où l’on refuse de considérer comme antisémites la torture et le meurtre de Sarah Halimi commis au rythme de l’incantation « Allah Ouakbar » et où de nombreux intellectuels sont régulièrement sommés par les médias de s’expliquer sur leur propos concernant l’islam, il est symptomatique que l’historien Georges Bensoussan ait pu être poursuivi pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » parce qu’il a décrit une partie des musulmans de France comme antisémites. Le climat raciste et antisémite bouillonnant qui s’est imposé en France est l’objet d’un déni profond.[1] Pire, qu’un historien comme Georges Bensoussan s’aventure à dénoncer l’antisémitisme ambiant et c’est lui qui se retrouve devant un tribunal. Les mots sont sous surveillance et la justice est fréquemment sollicitée pour décider de ce qu’il est licite de dire.
 
Lanceur d’alerte contre l’antisémitisme musulman et le risque de sécession culturelle d’une partie importante de la population musulmane en France, il s’est retrouvé accusé d’inciter à la haine
Comme nous le verrons, cela pose de nombreuses questions linguistiques : peut-on parler négativement d’un groupe humain sans que la généralisation qui en découle ne soit nécessairement considérée comme incitation à la haine ? Le pluriel entraîne-t-il une catégorisation nécessairement illégitime ? Les métaphores corporelles doivent-elles se comprendre dans le cadre d’une interprétation raciale ?

Dans l’émission de radio Répliques (10/10/2015), Georges Bensoussan constatait l’« antisémitisme viscéral […] d’un autre peuple qui se constitue au sein de la nation française qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés… ». Il reprend plus loin les propos du sociologue Smaïn Laacher en y ajoutant une dimension métaphorique : « C’est une honte de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère ».

J’ai déjà souvent décrit le mécanisme rhétorique d’accusation qui se met en place contre Israël, contre les Juifs et contre l’Occident. Il repose sur la manipulation de la notion de victime dont l’actantialité suppose un agresseur et un agressé, les torts reposant sur l’agresseur. Face aux agressions musulmanes (qu’il s’agisse d’attentats, de meurtres, de viols, d’incivilités), l’argumentation qui revient systématiquement, de manière diffuse et selon des modalités propres à chaque événement, est constituée de plusieurs phases qui prennent des formes variables :
  • déni de l’acte
  • atténuation de l’acte
  • excuse
  • retournement
  • accusation et pointage de la victime.

Espace mixte de prières au Kotel, par Michaël Bar-Zvi

La décision récente du Premier ministre israélien Netanyahou de suspendre l’aménagement d’une zone de prières mixte à proximité du Kotel, a surpris non seulement les représentants des communautés juives de diaspora mais de nombreux Israéliens, y compris des ministres du gouvernement.
Un peuple ou lui tout seul ?
La création de cet espace avait été validée en 2016 par le précédent gouvernement Netanyahou, au terme d’une négociation dont il était lui-même le principal architecte. Ce revirement opéré sous la pression des partis orthodoxes a-t-elle pour origine un calcul politicien pour préserver la coalition ? C’est difficile à croire, car les partis orthodoxes n’ont pas vraiment d’alternative et on ne voit pas un gouvernement de gauche ou de centre gauche accorder aux orthodoxes les budgets et les avantages dont ils bénéficient aujourd’hui. 

Au-delà du symbole que représente le Kotel, la question qui pose est celle de la nature de l’Etat d’Israël et du rôle du mouvement sioniste.

L’Etat d’Israël n’est pas la propriété des Israéliens, mais l’Etat du peuple juif dans son ensemble, à travers tous ses courants, ses sensibilités et ses manières de vivre. Les citoyens de l’Etat d’Israël, y compris les non juifs, assurent le fonctionnement démocratique des institutions du pays.

Les principes fondateurs de l’Etat d’Israël, comme la loi du retour, ou l’égalité entre les hommes et les femmes ne peuvent être remis en cause par un vote à la Knesset et en cas de litige c’est la Cour suprême qui est censée arbitrer les conflits.

Depuis sa création, l’Etat d’Israël a instauré une relation de partenariat avec les communautés de diaspora en les aidant à renforcer l’identité juive et en encourageant les dons et les investissements pour permettre le développement de son économie. Les communautés juives participent aujourd’hui à de nombreux projets en Israël sous des formes diverses, et on estime que ces investissements représentent presque 7 % du PIB en Israël.

Jérusalem n’est pas seulement la capitale politique de l’Etat d’Israël, mais également le centre spirituel de la vie juive. La crise autour de l’affaire du Kotel n’est pas un conflit avec le mouvement réformiste ou libéral américain. Il s’agit de savoir si l’Etat d’Israël est l’Etat du peuple juif ou bien l’émanation d’une coalition politique ponctuelle dans laquelle les partis orthodoxes, dont la plupart n’adhèrent pas au projet sioniste, imposent une vision du judaïsme qui déborde des limites du statu quo originel.

Les grands rabbins d’Israël ne sont pas élus par un collège de sages ou de rabbins, mais par la Knesset et leur autorité trouve sa source dans la nature juive de l’Etat d’Israël.

La distinction est importante car l’Etat d’Israël n’a pas vocation à devenir un Etat « halakhique » mais un Etat juif, ce qui signifie qu’il est légitime en Israël de se poser la question de savoir qui est juif, ou d’essayer de trouver une solution aux problèmes de conversion, mais en aucune manière l’Etat ne peut décider comment chacun doit vivre son judaïsme, comment prier, comment pratiquer les Mistvot. 

Depuis cinquante ans, grâce à l’héroïsme des soldats de Tsahal, les Juifs ont pu retourner au Kotel et les fidèles de toutes les religions peuvent librement prier et se recueillir sur leurs lieux sacrés, dans le respect des traditions de chaque culte.

C’est exactement ce qui avait été prévu par l’accord du gouvernement précédent puisque le site de prières mixte prévu se trouve en dehors de l’esplanade du Kotel sur un espace dépendant de l’Autorité archéologique en Israël.

Espérons que la raison et la volonté de conserver l’unité du peuple juif l’emporteront sur les calculs politiciens.

Chronique sur Radio J de Michaël Bar-Zvi du 29 juin 2017- He Be Tammouz 5777

Les secrets de Pallywood, par MEMRI

Toi aussi tu peux avoir ton quart d'heure de célébrité et passer pour une victime de l'abjecte entité sioniste ; il ne t'en coûtera que quelques minutes de maquillage.


Sur cette vidéo, Maryam Sallah, de Gaza, nous fait la démonstration de ses talents de maquilleuse au service de la propagande anti-israélienne. Ainsi, les blessure plus vraies que nature vont continuer à faire pleurer dans les chaumières des unter-kretins et autres idiots utiles palestinolâtres.

Pallywood n'a pas fini de nous surprendre par ses talents et l'étendue de son savoir-faire.


L’artiste maquilleuse palestinienne Maryam Sallah peint des blessures sur des acteurs dans un infomercial produit par Médecins du Monde à Rafah, « transformant la réalité qu’elle vit à Gaza en peintures humaines », selon un reportage diffusé sur la chaîne télévisée Al-Arabiya le 28 février 2017. 


Commentateur : Maryam Sallah est une artiste maquilleuse palestinienne, qui transforme la réalité dont elle témoigne à Gaza en peintures humaines. Mais comment ?
Commentatrice : Cette artiste palestinienne travaille dans le domaine des effets spéciaux cinématographiques. Elle a réussi à exceller dans ce secteur difficile. Regardons.
Voix off : Ce ne sont pas de vraies images. Ce n’est qu’un effet spécial cinématographique. La maquilleuse palestinienne Maryam Sallah a réussi à transformer la réalité qu’elle vit à Gaza en peintures humaines.
Maryam Sallah : C’est un exercice de l’association française Médecins du Monde. Ils traitent les plaies, et nous utilisons le maquillage cinématographique pour imiter ces plaies.
Voix off : Dans le cadre d’un film tourné à Rafah, l’artiste palestinienne apporte son approche artistique. Inspirée d’événements réels, elle peint des blessures sur les corps des acteurs qui jouent dans un film de l’association Médecins du Monde. Le but du film est de sensibiliser les populations aux périls physiques auxquels doivent faire face les habitants de Gaza.
Maryam Sallah : Il n’y a pas de cinéma à Gaza. C’est la difficulté première. Il y a très peu de travail dans mon secteur. C’est très limité.
Voix off : La Palestine a besoin d’une industrie cinématographique, sinon le talent de Maryam se perdra. […]